Souffrance












Aux bords de l’agonie, je m’assoupis à ton chevet,

Tête fléchie, des larmes s’échappent.

Je te questionne,

Oh oui, toi dont dépend mon souffle de vie !

Ne suis-je pas aussi faite à ton image ?

Pourquoi m’écartes-tu du chemin où je pourrais m’assouvir ?

Pourquoi me blesses-tu ainsi ?

Pourquoi prétends-tu être ami avec moi, pour me blesser par la suite ?

De grâce, tant de questions qui me mettent en vrille,

Tant de larmes,

Tant de choses à conter,

Tant de “si”,

Tant d’espoirs perdus.

On dirait que tu me hais.

Où est-ce moi qui ne sait comment m’y prendre ?

Que faire ?

Oh, je n’y arrive plus !

Puisque tu es mon père et roi, cela fait de moi la duchesse de l’agonie.

J’imaginais tourments et malheurs,

Sourires et pleurs se mêlent,

Difficile de trouver le compromis.

Souhaitant malheurs à tes proches,

Si cela se faisait, ta respiration prendrait coup.

Avoue !

Il suffira qu’un beau jour, des rumeurs se colportent,

Pour clamer l’innocence du premier venu.

On la jugera, l’écartant du bas monde,

Ce monde de pécheurs,

Qui se croient tous bénis,

Car ils réclament la venue du Christ,

Mais vous lapident, sans manque.

Oh Seigneur, je ne doute pas de ma foi.

Avec leurs cerveaux retournés et leurs croyances,

M’asseoir près d’eux me gênerait,

Car mes pleurs les font se réjouir,

Et leurs actes me dégoûtent.

Souffrir ne cessera pas d’un coup !



Girardin Naïké 


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